Mythologie Fantastique

Ici on fait marcher ses neurones pour ceux qui en ont.....

METAMORPHOSES

Messagede jlnando le 27 Jan 2007 18:45

Les métamorphoses c'est à dire le passage d'un règne à l'autre a toujours hanté la conscience universelle.

La transformation de l'homme en blatte se fait pour la consternation de l'individu La Métamorphose, de Franz Kafka mais celle d'homme en axolotl semble pourtant réjouir le héros de Julio Cortazar.

Il arrive aussi qu'un animal se change en être humain (l'Araignée d'eau, de Marcel Béalu ou que des végétaux se mettent à dévorer leur jardinier (les plantes du Dr Cindarellu, de Gustav Meyrink).
Le désir ou la crainte de la pétrification ont également inspiré certains contes.

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Spirit Wolf d'après Ed COX

La superstition du loup-garou, fort ancienne et partout répandu Homme-tigre. homme-panthère, homme-serpent selon la région), traduit les rapports étroits que l'homme entretient avec l'animalité.
Un récit classique, le Loup-garou de Frederick Marryat, ou un plus moderne et des plus troublants le Pistolet fantôme de Carl Jocobi donnent une idée de ce sujet abondamment traité.


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MOINE

Messagede jlnando le 27 Jan 2007 19:08

[The Monk] est un roman de l'écrivain anglais Matthew Gregory Lewis (1776- 1818), publié en 1796. Dans cette œuvre de jeunesse, Lewis continuait à sa façon le 'roman noir' de Mrs. Radcliffe.

Le moine, auquel fait allusion le titre, répond au nom d'Ambrosio; prieur des Capucins de Madrid, Il est tenté par une femme dissolue, Mathilde de Villanegas, qui a réussi à pénétrer dans le couvent déguisé en jeune garçon. Ambrosio devient ensuite l'amant d'une de ses pénitentes. qu'il parvient à faire céder à l'aide de moyens compliqués et absurdes, comme la magie, ou plus pratiques, comme le crime. Pour ne pas être découvert, Ambrosio tue sa maîtresse ; mais il est accusé, torturé par les inquisiteurs, jugé et condamné à mort. Il fait alors un pacte avec le diable pour échapper au châtiment, mais le diable le trahit et, l'enlevant de sa prison, le précipite du haut des airs.
Ce roman est un curieux mélange de crimes, de satanisme et d'obscénités: Il ne fut jamais réédité dans sa version Intégrale, sinon sous le manteau. Lewis s'inspira des "romans noirs " alors en vogue. mais aussi (il avait effectué des séjours en Allemagne) des poèmes de Bürger, des drames de Schiller et du roman de Heinse, "Ardinghello et les îles bienheureuses" de 1786. Malgré le succès que le livre rencontra à l'époque, il fut désapprouvé par plusieurs écrivains. entre autres Byron. Ses étrangetés n'empêchent nullement certaines scènes d'atteindre à la puissance et l'auteur use souvent avec maîtrise de la mystification. A l'instar de Radcliffe, Lewis inséra des poèmes dans son roman, comme la ballade la plus connue "Le preux Alonzo et la belle Imogine".

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C’était un guerrier si hardi, c’était une vierge si brillante,
Qui causaient assis sur le gazon;
Ils se regardaient l'un l'autre dans une tendre extase.
Alonzo le brave était le nom du chevalier;
Celui de la jeune fille était la belle Imogine...

Il s’ en fut en Palestine, le héros si hardi;
son amante, elle le pleura bien fort;
mais à peine douze mois s’étaient écoulés
que voici qu’un baron tout couvert d’or et de pierreries
arriva à la porte de la belle Imogine...

Et tout en buvant dans des crânes fraîchement enlevés de la tombe,
on voit les spectres danser autour d’eux.
Leur liqueur est du sang, et ils hurlent ces paroles affreuses :
« A la santé d’Alonzo le brave et de son épouse, la perfide Imogine ! »

Les côtés morbides du roman qui associe la terreur pure et l'horreur physique, la sensualité enfin dont il est empreint n'étaient pas pour déplaire à l'époque où le romantisme était sur son déclin.
Lewis eut de nombreux imitateurs et disciples ; parmi les plus connus. mentionnons: Robert Maturin, avec son Melmoth ou L'homme errant) et Marie Shelley avec Frankenstein.
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MONSTRES

Messagede jlnando le 27 Jan 2007 19:24

Les monstres créés par des savants.
Une légende judeo-tchèque rapporte que le rabbin Loew de Varsovie, réussit à animer une statue d'argile, le golem, et à lui conférer la vie. en lui glissant une formule magique sous la langue. Un soir, la chose ainsi créée s'échappe et sévit contre son créateur. Tel est le sujet le Golem (1915) de Gustav Meyrink.

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Le savant Frankenstein ou le Prométhée moderne, comme l'appelle Mary Shelley en 1818, possédé par l'ambition luciférienne de rivaliser avec Dieu recompose une créature vaguement humaine avec les débris de salle d'anatomie. Grâce au galvanisme, il parvient à lui insuffler un semblant de vie, mais ni l'âme, ni la conscience, de sorte que le pauvre monstre commet crime sur crime. Ce mythe, est devenu populaire grâce au cinéma.

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L'Eve future (1886), de Villiers de L'Isle-Adam est un être artificiel créé par Edison, par l'électrochimie et le magnétisme, "doté de tous les chants de l'Antonia de Hoffmann, de toutes les mysticités passionnées des Ligéias de Poe, de toutes les séductions ardentes de la Vénus de Wagner.
Isabelle d'Egypte (1812) d' Arnim et la Mandragore (1911) de H. H. Ewers parlent de ce "golem" particulier qu'est la mandragore née de la semence d'un pendu et qui possède un pouvoir de fascination universel.
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LA MORT

Messagede jlnando le 27 Jan 2007 20:17

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L' apparition de la mort est un thème abordé dans le fantastique.
Au cours d'une fête, d'un bal la mort généralement travestie glace la gaieté et désigne ses victimes Le masque de la mort rouge, d'Edgar Poe. Elle apparaît dans la rue mais sa taille exceptionnelle la désigne au regard (La Grande Femme de Pedro de Alarcon). Elle attend aussi sa victime dans le lieu même où celle-ci se réfugie et se croit en sûreté comme dans le célèbre épisode des Mille et une Nuits (la Mort à Samarkand).
Elle se manifeste aussi par des rêves annonciateurs par des signes, par des objets soudain revêtus d'une signification singulière (L'intersigne, de Villiers de L'Isle-Adam; la Dame de pique, de Pouchkine).
Le document ethnographique d'Anatole Le Braz la Légende de la mort en Basse-Bretagne 1893) constitue un répertoire de toutes les superstitions concernant les morts, le sort de l'âme, les revenants, les conjurations et l'Enfer.
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MYTHES

Messagede jlnando le 27 Jan 2007 20:36

Le terme de mythologie s'applique à deux objets distincts:

1 - à l'ensemble des divinités et légendes qui les concernent, adoptées par un peuple ou une nation: mythologie indo-européenne, mythologie scandinave, etc.;

2 - à la science des mythes, c'est-à-dire à la recherche critique de leur origine, de leur signification, de leur développement.

Pour expliquer l'origine forcément obscure des mythes, divers systèmes ont été proposés dès l'antiquité. Les deux principaux furent l'allégorie et l'évhémérisme. Selon l'interprétation allégorique, imaginée par les philosophes ioniens et reprise au IIIe siècle de notre ère par les philosophes Plotin et Porphyre, les divinités étaient des personnifications soit d'éléments et de forces physiques (l'air, l'eau, le soleil, le tonnerre, etc.), soit d'idées morales: ainsi, l'aventure d'Ulysse et des Sirènes signifie les dangers du vice attrayant et le soin que le sage doit mettre à les éviter.

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Ulysse et les Sirènes d'après DRAPER (© Hull City Museum)

Au IVe siècle avant notre ère, le philosophe grec Evhémère soutint que les mythes n'étaient que les récits imagés d'événements historiques; il voyait dans les dieux et autres personnages mythiques des mortels (rois ou héros) divinisés après leur mort. On peut suivre dans le cours des âges l'évolution de ces deux systèmes.
Les pères de l'Eglise adoptèrent l'évhémérisme qui leur permettait de soutenir que les dieux du paganisme n'étaient en réalité que des hommes, indignes d'être adorés, quand ils ne voyaient pas en eux de simples manifestations démoniaques.
Le moyen âge partagea cette façon de voir, comme en témoigne l'incorporation de généalogies divines dans les vieilles chroniques celtiques ou scandinaves. Les grandes découvertes du XVIe siècle, en révélant les mythologies de l'Amérique et de l'Orient, compliquèrent le problème, sans proposer de solutions nouvelles.

On vit se former au XVII° et au XVIII° siècle de timides essais de mythologie comparée, avec Kircher, qui ramenait tous les cultes païens à une forme primitive, œuvre du démon, le président de Brosses, qui identifiait l'ancienne religion égyptienne avec le fétichisme des peuplades d'Afrique, l'orientaliste W. Jones, qui, le premier, compara les noms des dieux hindous et ceux des divinités grecques. A la même époque, Dupuis et Eméric David affirmaient que tous les dieux et les héros du paganisme avaient leur origine dans le culte du soleil. Au XIX° siècle, Creuzen, dans sa fameuse Symbolique et Mythologie des peuples de l'antiquité (1810-1812), rattachait les formes mythologiques à une poésie primitive issue d'un fonds oriental. De son côté K.-O. Muller inaugurait la méthode historique, qui fut suivie après lui par d'Arbois de Jubainville, Jackson, Oldenberg. Preller cependant demeurait fidèle au système allégorique.
Un peu plus tard, Max Muller en Angleterre, A. Kuhn en Allemagne, Michel Bréal en France, s'étayant des progrès de la linguistique générale, cherchèrent à démontrer que les mythes avaient leur origine dans le langage.

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Thor

Comme mythographe, Max Muller a, sinon découvert, du moins exposé avec éclat la méthode d'interprétation, dite philologique, et y a attaché son nom. Mais il était téméraire de prétendre expliquer toutes les mythologies par l'onomastique. Les exagérations de Max Muller et de son école ont discrédité son système. Clermont-Ganneau, remarquant que la pensée humaine pouvait se traduire par des représentations figurées aussi bien que par des mots, a proposé le système iconographique. Selon lui, les Grecs tentèrent d'expliquer par des mythes ou légendes les statues, bas-reliefs et autres monuments religieux qu'ils reçurent des peuples avec lesquels ils furent en rapport dès le début: Phéniciens, Chaldéo-Assyriens, Egyptiens, etc. Un autre système, représenté par Bérard, fait naître les mythes des rites, des formules des invocations; le matériel lui-même des sacrifices et cérémonies donne naissance à des mythes et à des légendes. C'est ce qu'on a nommé le système religieux. Le mythologue anglais, A. Lang, trouve l'origine des mythes dans l'imagination de l'homme lui-même; comme l'horizon de l'esprit humain était alors borné, les mythes qu'il a produits sont matériels et grossiers. C'est le système anthropologique.
Regnaud (le Rig-Véda et les Origines de la mythologie indo-européenne) attribuent la naissance des mythes à un état psychologique de l'homme primitif, qui, n'étant entravé ni par l'expérience, ni par les habitudes logiques de l'esprit, s'en rapportait volontiers au témoignage immédiat des sens et en affirmait le résultat, quel qu'il fût.

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Maat

Pour lui, par exemple, tout ce qui se mouvait, comme le soleil, était doué de vie. Il n'y a qu'un pas à faire pour passer de là à l'idée d'un être plus ou moins anthropomorphe. Là se trouvent les origines psychologiques du mythe. Ces différents systèmes ont le défaut d'être trop exclusifs. Le mythe, en effet, une fois né, ne reste pas sans variation. Il se développe oralement d'abord, puis il est fixé par l'écriture; non seulement il évolue sur place, mais il suit les peuples dans leurs migrations, se propage de mythologie à mythologie, s'allie à des survivances de cultes disparus et s'adapte au milieu où il est transplanté.

Les météores, les astres, la nature physique des lieux où le mythe est né fournissent encore des éléments importants à l'élaboration de la fable. Ainsi, Il n'est plus douteux que les mythes scandinaves ont la même source que les mythes védiques; mais ils donnent au froid et à la glace la part que les autres accordent au soleil et à la chaleur. Dans l'interprétation des mythes, on doit tenir compte de toutes ces circonstances.
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REVES et CAUCHEMARS

Messagede jlnando le 27 Jan 2007 20:43

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Rêve de sable, châteaux de sang de P. Casa

Le rêve dans la thématique du fantastique.
Le rêve devient réalité ou la réalité devient rêve : Aurélia (1855), de Gérard de Nerval, qui a donné naissance à un nombre infini de variations sur ce sujet.
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MANUSCRIT TROUVE A SARAGOSSE

Messagede jlnando le 27 Jan 2007 20:49

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Ce classique de la littérature fantastique mondiale, écrit directement en français et publié pour la première fois à Saint-Pétersbourg vers 1804-1805, est considéré comme le texte fondateur du romantisme fantastique et le précurseur du fantastique moderne.
Dans l’Andalousie du XVIIeme siècle, un jeune capitaine des gardes wallones se trouve embarqué dans une histoire qu’il a bien du mal à comprendre. Au fond d’une auberge abandonnée, deux jeunes femmes qui se prétendent ses cousines viennent s’offrir à lui, et tentent de le convertir à la foi mahométane. Cherchant à pénétrer le mystère du lieu, le jeune homme va croiser sur son chemin mille et un personnages en quête d’une oreille complaisante à laquelle confier le secret de leur vie. Les récits se succèdent, se croisent, s’emmêlent à tel point parfois qu’il faut des tablettes de géomètre pour conserver en le fil. Les pendus valsent avec le diable et des jeunes gens se perdent dans les bras de beaux ou belles succubes. Au terme de ces narrations, c’est presque deux mille ans d’histoire européenne qui défilent sous nos yeux. Ces rencontres sont-elles le fruit du hasard ? Pour le savoir, il faut parvenir à démêler chaque récit de ce roman dans lequel les histoires sont comme emboîtées les unes dans les autres comme des poupées gigognes.
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SEDUCTRICE FANTOME

Messagede jlnando le 27 Jan 2007 20:56

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Teifling James Ryman.

Elle vient de l'au-delà, séduit et tue.
Dans l'Araignée. de Hanns Heinz Ewers, elle fascine sa victime par son regard et sous l'apparence d'une araignée.
Elle peut aussi, comme la lady Arabella de Bram Stoker dans le Repaire du ver blanc (1911), être une femme-serpent, incarnation du dragon préhistorique.

En Extreme-Orient. elle prend géneralement la forme d'une renarde.
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SPECTRES

Messagede jlnando le 27 Jan 2007 21:04

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Bleeder d'après Gerald Brom

Le spectre est le revenant invisible devenu visible, condamné à une course éternelle.

Le Moyen Age a connu le Chasseur maudit, la chasse sauvage et la Maisnie Hellequin.
Par les sombres nuits d'hiver, on entendait dans les airs ou sur terre, passer une troupe inconnue, effrayante et mystérieuse. Cet effroyable cortège funèbre qui surgissait en plein champ ou dans l'épaisseur des forêts était composé de fantassins et de cavaliers, les uns ensanglantés, les autres portant leur tête sous le bras.
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AUTRES UNIVERS

Messagede jlnando le 27 Jan 2007 21:14

L'existence d'un autre univers qui se combine avec celui où nous vivons, Arthur Mitchen le découvre dans les profondeurs de son pays natal.

Résurrection des cultes primitifs dans le Grand Dieu Pan 118931, du petit peuple des fées dans le Peuple blanc et des pratiques de la sorcellerie dans le Cochet noir.

Son disciple américain Lovecraft reprit le thème en situant son "ailleurs" dans des régions lointaines ou imaginaires . Dagon et le Cauchemar d'Innsrnouth. (voir les Grands ancêtres).

L'ailleurs peut être aussi la quatrième dimension des physiciens comme dans l'affaire Pikestaffe, d'Algernon Blackwood.
La disparition de la maison, de la rue, de la ville, de l'île, etc. Elles sont effacées de l'espace ordinaire, anéanties ou cachées dans un repli du temps : l'île fantôme qui s'évanouit dès qu'on l'a découverte (Washington Irving), la Chambre disparue, de James O'Brien, la Ruelle ténébreuse, de Jean Ray, offrent les meilleurs exemples de ce thème.

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La "chute" d'eau d'Escher

Mais cet autre univers peut simplement être au-delà des frontières habituelles. Ce qui est au delà et qui nous menace et nous angoisse est également ou réalité ou rêve: Le désert des Tartares (1940) de Dino Buzzati.
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UTOPIE SCIENTIFIQUE

Messagede jlnando le 27 Jan 2007 21:22

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Light City d'après David Mattingly

L'utopie scientifique, destinée à devenir au XXe siècle la science-fiction, se rapproche parfois du fantastique, bien que, dans son principe elle en soit radicalement différente.
Jules Verne, dans le Sphinx des glaces (18971, donne une suite aux Aventures d'Arthur Cordon Pym, de Poe, et, la même année. H. G. Wells exploite, avec l'Homme invisible, le vieux rêve humain symbolise dans l'histoire de l'anneau de Gygès : l'invisibilité jointe à la toute-puissance et à l'impunité. Il montre quels ravages produit l'égoïsme quand aucune règle morale ne vient le freiner. Dans la mesure où la science loin de protéger l'homme contre les puissances fatales et démoniaques, le précipitent au contraire vers la ruine comme si une nécessité supérieure à la volonté des savants menait le jeu la science fiction exprime l'angoisse et l'épouvante et la ligne de démarcation avec le fantastique est parfois difficile à déterminer. Des écrivains américains comme Ray Bradbury, Fredric Brown, Alfred Bester, Alfred Elton van Vogt et Richard Nialheson illustrent l'aspect le plus inquiétant du merveilleux scientifique.
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VAMPIRES

Messagede jlnando le 27 Jan 2007 21:31

Le vampire, mort et enterré, continue son existence en buvant le sang des vivants qui, une fois morts, deviennent vampires à leur tour.
Cette superstition, très ancienne dans la littérature. (Sumer, Egypte, lsraël et Chine), a été étudiée par dom Augustin Calmet dans son Traité sur les apparitions (1731). Elle devait devenir un des thèmes principaux du genre fantastique : Hoffmann (Le Comte Hippolyte),
Balzac (Le Centenaire),
Gautier (La Morte amoureuse),
Tolstoï (La famille du vourdalak),
Sheridan Le Fanu avec Carmilla (1871),
et surtout Bram Stoker avec Dracula (1897)
Héritier du plus lointain folklore vampirique, Dracula est un "Nosferatu" (non-mort).

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Vampire d'après Hildebrandt

Les points faibles du vampire sont un besoin régulier de sang frais qui le contraint à vivre à proximité des vivants ; l'obligation de reposer entre l'aube et le crépuscule sur une terre consacrée car il craint les rayons du soleil; une allergie prononcée à l'ail, aux hosties et aux crucifix.
En revanche il est rusé, impitoyable, doué d'une force exceptionnelle, et capable de changer de taille et d'apparence (en chauve-souris par exemple).
Conformément aux préceptes de la vieille "Historia Regis Anglicarum", chronique en latin de William de Newburgh, le seul moyen efficace pour le neutraliser à jamais est de lui percer le cœur avec un pieu.
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FANTOMES

Messagede jlnando le 27 Jan 2007 21:38

Le culte rendu aux morts dans les religions primitives exprime plus la crainte de les voir revenir parmi les vivants que le désir d'honorer leur mémoire.

Ils reviennent de l'au-delà pour persécuter un meurtrier ou tirer vengeance de leur meurtrier. Un conte de Kipling le Rickshau fantôme, deux contes de Sheridan Le Fanu, le Familier, où un marin disparu revient obséder et tuer son ancien capitaine, et Mr. Justice Harbottle, où le juge est confondu devant une Haute Cour fantôme, illustrent ce thème avec éclat.

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Imagine Ghosts I have Been d'après Rowena_Morrill

Il y a aussi le nombreux peuple des âmes en peine qui ne peuvent jouir du repos dans l'au-delà sans qu'une certaine action ait été accomplie.

Henry James n'est jamais allé, de son propre aveu, aussi loin «dans la hideur. la douleur et l'horreur infernales» que dans le Tour d'écrou, où deux enfants succombent aux entreprises de deux fantômes corrupteurs. Le couple maudit, un valet débauché et une femme perdue, apprend aux enfants à blasphémer Dieu à tourner la morale en dérision et à s'abandonner aux passions interdites.
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THEMES DU FANTASTIQUE

Messagede jlnando le 27 Jan 2007 21:42

"L'irruption des forces maléfiques dans l'univers domestiqué et rationalisé qui les exclut produit un nouveau merveilleux qui est tout entier sous le signe de l'autre monde : pactes avec le démon. vengeances de défunts. vampires assoiffés de sang frais, statues, mannequins ou automates qui soudain s'animent et sévissent parmi les vivants. Ces êtres maudits hantent la mort et le noir, la face d'ombre des choses.

Ce sont essentiellement des apparitions" dit Roger Caillois.
Cela nous invite à énumérer quelques-uns des principaux thèmes du fantastique.

La mort
L'Au-delà
Les fantômes
Les spectres
Les vampires et Dracula
la séductrice fantôme
La chose horrible
Dégradation de la matière vivante
L'autre univers spatial ou temporel
Les grands ancêtres
La création de monstres
Les métamorphoses
L'utopie scientifique.
Pacte et possession diabolique
Malédictions des sorciers
Objet maudit
Double et Dédoublement
Le rêve et le cauchemar
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MALEDICTIONS

Messagede jlnando le 27 Jan 2007 21:51

La malédiction d'un sorcier qui entraine une maladie inconnue, incurable, terrifiante.
La marque de la bête de Kipling exploite le thème avec une force convaincante;

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Invocation du sorcier d'après Frank Frazetta

Lukundou, de E. L. White. avec raffinement dans l'atrocité;

Les Lèvres de Whitehead, avec plus de discrétion et une égale efficacité.
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