Les Assedic réclament 3 000 € au Nîmois, vainqueur de l'émission télé La nouvelle Star
Edition du 05 Septembre 2007
Julien Doré devra-t-il débourser les 3 000 € que lui réclament les Assedic ? Aujour- d'hui, une commission chapeautée par l'Inspection du travail du Gard, doit se réunir pour examiner le recours gracieux du chanteur.
Pour faire simple : l'administration lui reproche notamment « de ne pas avoir signalé son absence de sa résidence habituelle (NDLR à Nîmes) depuis plus de sept jours » pendant qu'il participait à l'émission diffusée au printemps dernier sur M6. Les règles des demandeurs d'emploi prévoient que le changement de résidence doit être signalé. Et si le chômeur ne le fait pas, il est rayé des listes et perd son statut et ses droits. Dans le cas qui sera examiné par la direction départementale du travail de l'emploi et de la formation professionnelle du Gard (DDTEFP) (1), la discussion ne porte pas exactement sur le fond. Il n'est pas reproché à Julien Doré d'être un faux chômeur qui travaillait clandestinement sur un programme regardé par des millions de personnes. Mais l'Inspection du travail, dans un courrier du 15 juin dernier, explique à Julien Doré « vous n'avez pas signalé dans les délais légaux (72 heures) auprès des services Assedic du Gard votre indisponibilité à la recherche d'un emploi compte tenu de votre sélection à l'émission "Nouvelle Star" diffusée sur M6 en mars 2007 ». En clair : vous n'étiez pas activement à la recherche d'un emploi puisque vous étiez à la télé... Et vous n'avez pas déclaré le changement de domicile, deux raisons qui justifient la radiation et l'obligation de rendre l'argent. L'avocat nîmois du chanteur radié, Me Pierry Fumanal, estimait hier que son client avait « parfaitement le droit de participer à l'émission qui n'était pas rémunérée. Ce programme est un jeu, en aucun cas un travail. En définitive, La Nouvelle Star, pour Julien, c'était une formation. Et s'il est vrai qu'il a gagné quelque chose à la fin, il n'a perçu aucun salaire pendant les émissions. J'ajoute qu'il faisait régulièrement des allers-retours entre Nîmes et Paris et qu'il n'allait pas changer d'adresse pour cela ».
Hocine ROUAGDIA (1) Contactée, l'Inspection du travail n'a pas souhaité répondre
Le midi Libre







